Le guide du voyageur galactique, écrit par Douglas Adams, est un classique de la Science-fiction, connu et reconnu pour sa fameuse réponse « 42″ à la grande question de la vie, de l’univers et du reste. Comme je n’en savais pas grand chose d’autre, je m’étais toujours refusé à le lire, car je pensais avoir affaire à une oeuvre de Space Opera classique, ce que je n’aime pas du tout. Mais j’ai appris récemment qu’en réalité, c’était plutôt une oeuvre humoristique évoluant dans un univers de Space Opera, ce qui a complètement changé la donne et m’a donné envie de le lire. D’autant qu’en tant que futur informaticien, c’est une référence presque obligatoire !
Bien des hommes bien entendu devinrent immensément riches mais c’était une chose parfaitement naturelle et dont il n’y avait pas à avoir honte, d’autant que personne n’était vraiment pauvre, du moins personne qui fût digne d’être mentionné.
Et ce qu’on peut dire, c’est que ce livre n’a pas volé sa réputation. C’est réellement drôle, avec un humour propre aux Anglais bien sûr, mais un humour que Adams manie très finement. Il ne se passe pas plus de 5 pages sans qu’une remarque n’attire notre sourire. On ne rit pas aux éclats mais on passe de très très très bons moments, et on n’arrive pas à lacher le livre.
Sa surprise fut plus grande encore lorsque juste après s’être vu décerner le prix d’Extrême Habileté de l’Institut galactique, il se retrouva lynché par une foule déchaînée de physiciens respectables enfin conscients du fait que s’il y avait une chose qu’ils ne pouvaient encaisser, c’était bien les petits futés.
L’action elle-même est continue, le rythme effréné ne s’essouffle jamais, et pourtant, ce n’est pas que l’histoire commence rapidement. Seulement, même lorsque l’histoire se met en place au début du livre, on ne s’en rend pas compte tellement cela est disséminé entre les pages, les remarques et les actions absurdes des personnages.
Sur ces entrefaites, Trillian jaillit de la porte de sa cabine, en criant : « Mes souris blanches se sont échappées ! »
Une expression de profonde tristesse mêlée d’inquiétude manqua totalement de de peindre sur l’un et l’autre visages de Zaphod : « Rien à branler de vos souris blanches. »
J’ai tout aimé dans ce livre, je n’ai pas trouvé une seule fausse note, comme je le disais, l’humour est vraiment génial, le parallèle fait entre la destruction de la maison d’Arthur Dent qui devait permettre la construction d’une nouvelle voie routière et la destruction de la planète Terre qui devrait permettre la construction d’une nouvelle voie galactique en est un très bon exemple. Les personnages sont tous aussi fêlés les uns que les autres, qu’ils soient vivants ou robots, tout en obéissant à une logique qui leur est propre. L’histoire a son charme, elle sert l’humour bien sûr, mais au moins est-elle présente.
« Je refuse de prouver que j’existe, dit Dieu, car prouver c’est renier la foi et sans foi, je ne suis plus rien.
- Pourtant, remarque l’Homme, le Babelfish en dit long sur le sujet, non ? Son évolution ne saurait être le seul fruit du hasard. Il prouve votre existence et donc, selon votre propre théorie, vous n’existez pas, C.Q.F.D.
- Sapristi, s’exclame Dieu. C’est que je n’avais pas pensé à ça ! » et sur-le-champ il disparaît dans une bouffée de logique.
« Bah c’était facile », dit l’Homme puis – en guise de rappel – il se met à prouver sur sa lancée que le noir est blanc et finit écrasé sur le premier passage pour piétons.
On ne peut vraiment rien dire de plus sur ce livre, je peux juste dire que c’est un excellent divertissement, et qu’il faut absolument le lire, rien qu’afin de comprendre certaines références qui y sont faites dans la vie de tous les jours. Je lirais sûrement les autres tomes plus tard, mais ce premier tome se suffit bien à lui-même.
- Vous savez, remarqua Arthur, songeur, tout cela explique un tas de choses : toute ma vie durant, j’ai eu cette étrange et vague sensation que quelque chose dans le monde était à l’œuvre, quelque chose d’énorme, voire de sinistre, et que personne ne voulait me dire quoi.
- Non, dit le vieil homme, ça, ce n’est que de la paranoïa parfaitement normale, tout le monde ressent ça, dans l’univers.
NB : J’ai regardé le film et je l’ai trouvé bien moins drôle que le livre, et pas du tout représentatif de l’oeuvre. Je vous conseille très largement le livre !

1982
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Le guide du voyageur galactique











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