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Le guide du voyageur galactique de Douglas Adams

27/02/2011
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Img Le guide du voyageur galactique
Tome :
1
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Le guide du voyageur galactique, écrit par Douglas Adams, est un classique de la Science-fiction, connu et reconnu pour sa fameuse réponse « 42″ à la grande question de la vie, de l’univers et du reste. Comme je n’en savais pas grand chose d’autre, je m’étais toujours refusé à le lire, car je pensais avoir affaire à une oeuvre de Space Opera classique, ce que je n’aime pas du tout. Mais j’ai appris récemment qu’en réalité, c’était plutôt une oeuvre humoristique évoluant dans un univers de Space Opera, ce qui a complètement changé la donne et m’a donné envie de le lire. D’autant qu’en tant que futur informaticien, c’est une référence presque obligatoire !

Bien des hommes bien entendu devinrent immensément riches mais c’était une chose parfaitement naturelle et dont il n’y avait pas à avoir honte, d’autant que personne n’était vraiment pauvre, du moins personne qui fût digne d’être mentionné.

Et ce qu’on peut dire, c’est que ce livre n’a pas volé sa réputation. C’est réellement drôle, avec un humour propre aux Anglais bien sûr, mais un humour que Adams manie très finement. Il ne se passe pas plus de 5 pages sans qu’une remarque n’attire notre sourire. On ne rit pas aux éclats mais on passe de très très très bons moments, et on n’arrive pas à lacher le livre.

Sa surprise fut plus grande encore lorsque juste après s’être vu décerner le prix d’Extrême Habileté de l’Institut galactique, il se retrouva lynché par une foule déchaînée de physiciens respectables enfin conscients du fait que s’il y avait une chose qu’ils ne pouvaient encaisser, c’était bien les petits futés.

L’action elle-même est continue, le rythme effréné ne s’essouffle jamais, et pourtant, ce n’est pas que l’histoire commence rapidement. Seulement, même lorsque l’histoire se met en place au début du livre, on ne s’en rend pas compte tellement cela est disséminé entre les pages, les remarques et les actions absurdes des personnages.

Sur ces entrefaites, Trillian jaillit de la porte de sa cabine, en criant : « Mes souris blanches se sont échappées ! »
Une expression de profonde tristesse mêlée d’inquiétude manqua totalement de de peindre sur l’un et l’autre visages de Zaphod : « Rien à branler de vos souris blanches. »

J’ai tout aimé dans ce livre, je n’ai pas trouvé une seule fausse note, comme je le disais, l’humour est vraiment génial, le parallèle fait entre la destruction de la maison d’Arthur Dent qui devait permettre la construction d’une nouvelle voie routière et la destruction de la planète Terre qui devrait permettre la construction  d’une nouvelle voie galactique en est un très bon exemple. Les personnages sont tous aussi fêlés les uns que les autres, qu’ils soient vivants ou robots, tout en obéissant à une logique qui leur est propre. L’histoire a son charme, elle sert l’humour bien sûr, mais au moins est-elle présente.

« Je refuse de prouver que j’existe, dit Dieu, car prouver c’est renier la foi et sans foi, je ne suis plus rien.
- Pourtant, remarque l’Homme, le Babelfish en dit long sur le sujet, non ? Son évolution ne saurait être le seul fruit du hasard. Il prouve votre existence et donc, selon votre propre théorie, vous n’existez pas, C.Q.F.D.
- Sapristi, s’exclame Dieu. C’est que je n’avais pas pensé à ça !  » et sur-le-champ il disparaît dans une bouffée de logique.
« Bah c’était facile », dit l’Homme puis – en guise de rappel – il se met à prouver sur sa lancée que le noir est blanc et finit écrasé sur le premier passage pour piétons.

On ne peut vraiment rien dire de plus sur ce livre, je peux juste dire que c’est un excellent divertissement, et qu’il faut absolument le lire, rien qu’afin de comprendre certaines références qui y sont faites dans la vie de tous les jours. Je lirais sûrement les autres tomes plus tard, mais ce premier tome se suffit bien à lui-même.

- Vous savez, remarqua Arthur, songeur, tout cela explique un tas de choses : toute ma vie durant, j’ai eu cette étrange et vague sensation que quelque chose dans le monde était à l’œuvre, quelque chose d’énorme, voire de sinistre, et que personne ne voulait me dire quoi.
- Non, dit le vieil homme, ça, ce n’est que de la paranoïa parfaitement normale, tout le monde ressent ça, dans l’univers.

NB : J’ai regardé le film et je l’ai trouvé bien moins drôle que le livre, et pas du tout représentatif de l’oeuvre. Je vous conseille très largement le livre !


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Le goût de l’immortalité de Catherine Dufour

16/02/2011
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Img Le goût de l'immortalité
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Le goût de l’immortalité est un roman de science-fiction écrit par Catherine Dufour, une auteure française dont j’entends parler depuis pas mal de temps, puisqu’elle a notamment écrit la postface du Diapason des mots et des misères de Jérôme Noirez. C’est Ryuuchan qui, aux dernières Utopiales, m’avait encouragé à le lire, et comme on a à peu près les même goûts, je n’ai pas vraiment hésité !

Quant au fond, je peux déjà vous promettre de l’enfant mort, de la femme étranglée, de l’homme assassiné et de la veuve inconsolable, , des cadavres en morceaux, divers poisons, d’horribles trafics humains, une épidémie sanglante, des spectres et des sorcières, plus une quête sans espoir, une putain, deux guerriers magnifiques dont un démon nymphomane et une … non, deux belles amitiés brisées par un sort funeste, comme si le sort pouvait être autre chose. A défaut de style, j’ai au moins une histoire. En revanche, n’attendez pas une fin édifiante. N’attendez pas non plus, de ma part, ni sincérité, ni impartialité : après tout, j’ai quand même tué ma mère.

Il faut le dire, après avoir lu ce livre, j’ai compris pourquoi c’était elle qui avait écrit la postface du diapason. L’ambiance de son monde est très proche de l’ambiance des nouvelles de monsieur Noirez, ceux qui ont lu mon avis sur le diapason l’auront compris, c’est très noir. On ne le saisit pas dès le début, car l’ambiance s’installe progressivement, on a au départ l’impression que la narratrice vit seulement dans un appartement d’immeuble, mais on comprend progressivement qu’en réalité, c’est le cas de tout le monde, et qu’il faut être fou pour aller à l’extérieur. On découvre donc par à coups un monde en perdition, que les anciennes générations ont surexploité sans penser à leurs enfants, qui héritent donc d’un monde à l’oxygène irrespirable, à la faune et la flore quasi-inexistantes. Les hommes vivent soit dans des hautes tours, soit, pour les plus pauvres, dans la suburb, c’est à dire la zone sous les tours. Vivre à l’air libre, ce n’est pas de la vie, mais de la survie.
C’est, en somme, le monde tel que le notre pourrait devenir, et il fait peur.

Couverture "Le livre de Poche"

On se retrouve plongé dans une histoire fascinante, qui m’a parue brouillon au départ, on nous livre l’histoire de cmatic, un chercheur chargé d’enquêter sur sa voisine… On ne voit pas du tout où l’auteur veut en venir, mais on se laisse porter, parce que c’est bien écrit et parce que c’est fascinant.

Le premier aveu est assez facile : je n’ai pas, comme vous, comme vous croyez le savoir et comme mes données civiles le disent, un petit siècle.
J’en ai un peu plus.
Pour le moment, vous n’avez qu’à y voir de la coquetterie.

En fait, ce qui peut choquer dans ce livre, c’est la narration. Elle est très particulière, même si ceux qui ont aimé ce livre préfèreront dire originale, et c’est mon cas, je l’ai trouvée vraiment originale. Le roman se présente comme une auto-biographie de la part de la narratrice à un homme qu’elle a rencontré sur le Réseau, une sorte d’Internet surveillé. Mais ce qui fait l’originalité de l’histoire, c’est que la narratrice, pour raconter son histoire à elle, va raconter l’histoire de 3 autres personnes, à tour de rôle. En vérité, la narratrice n’a pas eu une vie très passionnante, elle ne fait que subir beaucoup d’éléments et ne participe vraiment à sa vie qu’à la fin du roman. Et c’est ce qui peut choquer, on ne voit pas où l’on va, mais alors pas du tout. L’histoire du premier personnage ne nous intéresse pas réellement, et on sent pourtant que tout ce qui nous est raconté est vraiment la clé de voûte du roman. Pourtant, ça nous glisse entre les doigts et c’est vraiment frustrant. Je suppose que ceux qui ne supportent pas d’être laissés dans le flou de cette façon, qui ne supportent pas que l’auteur joue avec nous ont arrêté le livre, comme l’ont fait certains.

Cheng vit probablement dans un entresol miteux en compagnie d’un garçon aussi jeune, beau et affamé qu’elle. C’est une grande fille de seize ou dix-huit ans avec un visage en forme de coeur, des yeux sérieux et de longs cheveux brillants. Pour le moment elle est dans sa chambre blanche et vide, assise en tailleur sur un grand lit occidental, un lit bas couvert d’instruments de musique et de bouteilles d’alcool japonais. Insouciante et à demi nue, vêtue de dessous en vrai Coton bleu troués, elle joue de la guitare et de la cithare. Elle compose aussi, de jolies choses imitées de cui jian. Le jour, elle dort ou elle traîne dehors avec les mendiants du quartier, les petites vendeuses d’oxygène, les tontons seigneurs, les trafiquants de greffes frelatées, les dealers de psychotine. Peut-être y a-t-il encore des bouts de vrai ciel jaune au-dessus de sa rue ? Et qu’elle lève de temps en temps les yeux vers eux, tout en préparant deux bols de soupe aux nouillles sur le coin de son évier. La nuit, elle boit de la Bière à la paille parce que ça soûle plus vite et elle se produit dans des bars d’altitude, à l’aise parmi le pétillement des fractals rythmiques qui transforment la salle, les clients faits et refaits et l’écoeurant ballet des fauteuils aérostatiques en ciel étoilé ou en vague déferlante. Elle chante, avec son léger accent du ningbo, des vieilleries pour public inattentif, « à pékin sur la colline du charbon », par exemple. Le rota 8 n’est encore qu’une rumeur.

Personnellement, je l’ai laissée faire, je voulais voir où elle voulait nous entraîner, et je n’ai pas été déçu. L’auteure nous entraîne dans une direction que l’on n’aurait pas imaginé au début, en passant par la zone de la suburb, la Polynésie ou le 42ème étage d’une tour. Les éléments constituant l’intrigue sont dispersés un peu partout, tant et si bien qu’on se demande comment ils pourraient seulement se rassembler… Et pourtant, ils le font.

Shi est le seul protagoniste de cette pitoyable histoire à avoir vraiment choisi. Je veux dire : effectué des choix, à rebrousse-poil du destin qui voulait lui imposer des catastrophes. À plusieurs reprises, je l’ai vu tout brûler sous ses pas pour sauver ce à quoi il avait décidé de tenir. Il a tout donné à une science, tout perdu pour un ami et tout risqué pour une femme. Bien sûr, encore plus que d’une grande âme, ce genre d’attitude procède d’une grande chance. La première chance de shi résidait dans sa capacité innée à vouloir. Vouloir n’est pas donné à tout le monde. Il faut naître avec des yeux qui voient clair, un cerveau qui décide vite et des bras assez puissants pour agir. Par là-dessus, il faut suffisamment de talent pour que ce que vous voulez, que ce soit une femme, une amitié ou un science, veuille aussi de vous. Et il faut encore la dose suffisante d’orgueil pour estimer que cette science, cette amitié ou cette femme vaut la peine qu’on se donne puisqu’elle est choisie par vous. L’ensemble de ces qualités fait de shi une espèce peu commune. Vous comprenez maintenant pourquoi je n’ai pas donné à cet homme le rôle principal de mon histoire : trop de perfection fatigue.

L’autre sujet abordé par ce roman est l’immortalité. On a l’habitude de nous voir rabâchée l’immortalité comme une horreur sans nom, une aberration de la nature que la science n’a pas le droit de se permettre. Mme Dufour ne se permet pas une telle morale, elle connaît la vie, elle sait qu’on ne veut pas la perdre et elle sait que tout le monde a cette envie coupable de vivre éternellement, comme elle le dit si bien pour conclure ce roman, « la vie est une drogue terrible« . Et dans son monde, la surpopulation due à l’immortalité n’est pas le pire, la terre est déjà morte des autres affres de la science.

Le plus ennuyeux, en matière politique, est que chacun des participants croit qu’il est le seul à avoir lu sun tsu et machiavel. Résultat, vous y croisez cent mille connards qui nomment « tactique » leur sauvagerie, « influence » le goût des autres pour leur argent, « efficacité » leur absence de vue à long terme, « réalisme » leur manque de convictions et « victoire » les bourdes du camp d’en face.

Pour conclure, ce roman est vraiment fascinant, le style de l’auteure est irréprochable, on peut même dire qu’il est beau, et l’histoire, même si j’imagine que beaucoup n’auront pas le même avis que moi, est tout à fait à la hauteur du reste. On ne rit pas beaucoup pendant sa lecture, il donne des frissons, une boule au ventre parfois, une crispation horrifiée de la mâchoire… mais on ne peut pas s’en décrocher.

Le ciel était noir, ma mère, le voyait jaune sombre, il était en tout cas très bas. Malgré mon casque, ça puait. Les vapeurs délétères avaient creusé dans le métal énorme de fines dentelles pulvérulentes, nos combinaisons piaillaient sous l’overdose de gaz carbonique et d’acide urique.

Bonne chance à ceux qui tenteront l’aventure, ils en auront besoin, mais le jeu en vaut la chandelle !


temps

La nuit des temps de René Barjavel

5/01/2011
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Img La nuit des temps
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La nuit des temps est un roman de René Barjavel, auteur français de science-fiction renommé que je découvre dans cette première lecture, j’en avais beaucoup entendu parler, et j’avais notamment entendu dire que son oeuvre avait vieilli avec le temps. Que dire à part que je ne l’ai pas du tout ressenti ?

Couverture chez Pocket

Tout commence et tout finit en Antarctique, où une exploration française découvre les traces d’une émission radio sous la glace. Débute alors une mission scientifique à la découverte du mystère. Ce qui n’était qu’une émission radio va se transformer rapidement en une aventure tenant en haleine le monde entier et remettant en cause toutes leurs croyances. Car l’on découvre des corps sous la glace, un homme et une femme, impeccablement conservés par une technologie supérieure à celle existante depuis des millions d’années. Ces deux personnes, par le récit de la femme que l’on décidera de réveiller en première et par le symbole qu’ils incarnent, vont bouleverser à jamais le monde.

La chaleur qui monte du trou fait ruisseler leurs visages.
L’écran est un écran pliable, accroché sous un parasol au bord d’une piscine à Miami. Un gros homme congestionné, vêtu d’un bikini minimum, allongé sur une balancelle au souffle d’un ventilateur, soupire et se passe sur la poitrine une serviette éponge. Il trouve qu’il est inhumain de montrer un tel spectacle à quelqu’un qui a déjà si chaud.

La première chose que l’on remarque lorsqu’on commence à lire ce livre, c’est que c’est beau. Barjavel a un style bien à lui, très imagé et poétique, et surtout très agréable à lire et qui s’accorde parfaitement avec l’histoire racontée. Je m’attendais à des évènements inexplicables et à des scientifiques se heurtant à des problèmes irrationnels, mais j’ai été étonné, car on passe d’une science-fiction sympathique dans notre monde, à, par à coups, une fantasy classique. Ça reste de la science-fiction, mais on a l’impression de lire de la fantasy, car on nous raconte une histoire se passant des millions d’années plus tôt, lorsque les deux corps découverts vivaient encore. Toujours accompagnés de ce style agréable, nous voyageons chez ce qui seraient nos ancêtres. Nous nous sommes toujours accordés sur le fait que nous étions à l’ère la plus évoluée de notre espère, mais Barjavel nous propose une fiction, belle et cruelle : et si toute la civilisation humaine, après s’être élevée très haut, plus haut encore que les humains vivant au 20ème siècle, avaient subi une catastrophe qui les avaient fait revenir à leur plus simple appareil ?

Tu avais compris. Comment était-ce possible ? Je n’avais pas compté, personne de nous ne comptait avec les facultés exceptionnelles de ton intelligence. Nous nous croyons à la pointe du progrès humain, nous sommes les plus évolués ! les plus affûtés ! les plus capables ! le brillant résultat extrême de l’évolution. Après nous, il y aura peut-être, il y aura sans doute mieux, mais avant nous, voyons, ce n’est pas possible ! Malgré toutes les réalisations de Gondawa que tu nous avait montrées, il ne pouvait pas nous venir à l’esprit que vous nous fussiez supérieurs. Votre réussite ne pouvait être qu’accidentelle. Vous nous étiez inférieurs puisque vous étiez avant.

Barjavel signe là une oeuvre originale qui s’inscrit dans une volonté de mettre en garde contre la technologie et qui essaie d’inciter à l’écologie. On aborde également la médiatisation et la mondialisation, et les contraintes qu’elles apportent, la barrière de la langue… Mais j’ai préféré tout simplement prendre ça comme une jolie histoire, très bien racontée, souvent triste, mais aussi joyeuse, qui aborde beaucoup de points, pas forcément importants ni même intéressants, mais toujours dans l’intérêt de l’histoire, qui l’embellissent à leur tour. L’amour, la haine, tous les sentiments sont présents, tout en restant éloignés du classique. C’est simple, sans être classique.

J’ai fait venir des roses.
Tu as cru que cela aussi nous le mangions…

Sans artifice et d’une beauté poétique, ce roman permet de réellement rêver, que ce soit sur le monde, sur l’homme ou sur ce qui se trouve au-delà. Il nous incite à renier toutes les certitudes scientifiques que nous avons car elles entravent notre imagination, et à les remplacer par d’autres pour un temps du moins, le temps de s’évader.


Ceux qui nous veulent du bien

Ceux qui nous veulent du bien

30/11/2010
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Img Ceux qui nous veulent du bien
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Ceux qui nous veulent du bien, aussi nommé « Souriez, vous êtes gérés » est une anthologie publié par la Volte dont vous pouvez voir les auteurs en cliquant sur le + à côté de Collectif, juste au dessus de cette article.

Parlons tout d’abord de l’objet : le livre. La Volte a joué le tout en sobriété et simplicité, en y alliant la beauté. La couverture est vraiment très belle, mais surtout, elle est originale. C’est en effet ce que je qualifierais de double couverture. C’est-à dire qu’on a en premier la couverture, et que c’est seulement en ouvrant le livre qu’on a le titre et toutes les informations. C’est classe et j’adhère vraiment. C’est pareil pour le dos de l’objet.

Au début de chaque nouvelle, on a le droit à une brève description de l’auteur.

Passons au contenu. Je dois dire que même si j’ai beaucoup aimé le recueil, j’ai quand même été assez déçu. J’ai trouvé que certaines nouvelles ne sont là que pour meubler le tout, et c’est bien dommage car elles baissent le niveau du recueil, qui contient de très bonnes nouvelles. Vous l’aurez compris, l’ensemble est assez hétéroclite, que ce soit d’ailleurs au niveau de la qualité mais aussi au niveau des thèmes abordés, très différents.

On retrouve les thèmes classiques, mais on tombe également sur des petites perles, et je vais en surprendre certains en disant que la nouvelle qui m’a le plus marqué n’est pas celle de Damasio, mais celle de Jacques Mucchielli : Spam. Il a su allier un sujet très actuel à un style et une trame qui m’ont juste soufflé. Je ne connaissais pas du tout cet auteur, et j’ai été déçu de voir qu’il n’a pas écrit de roman entièrement à lui, le seul roman portant sa marque étant une collaboration de deux auteurs. Damasio m’a quand même dit aux Utopiales qu’il était bien, je tenterais peut-être. Je conseillerais le recueil presque seulement pour celle là.

On tombe aussi sur des nouvelles impressionnantes en terme de ressenti, de sentiment pendant la lecture, avec un thème très original. Et je veux parler bien sûr de celle de Damasio, Annah à travers la harpe, qui m’a beaucoup touché. Il faut aussi savoir que c’est un sujet qui lui tenait à cœur, puisque cette nouvelle est pour sa petite fille. Très poétique et imagée.

Couverture intérieure chez la Volte

J’ai été surpris de tomber sur un texte de Camille Leboulanger, un jeune auteur de 19 ans, dont j’ai apprécié le texte, même si je sais que certains autres n’ont pas été convaincus. C’est l’aspect un peu « conte pour adulte » de la nouvelle qui en a rebuté beaucoup qui m’a séduit, c’est vraiment décalé, ce qu’on pourrait interpréter comme brouillon, mais c’est à mon avis voulu.

L’anthologie se divise donc en deux parties, il y a les textes qui marquent et qui sont intéressants, et il y a les textes qui ne font ni chaud ni froid, on se demande même ce qu’ils font dans une anthologie publiée chez la Volte, qui nous avait habitués à beaucoup mieux, qui plombent le tout.

On peut aussi noter l’absence d’un quelconque espoir, sauf dans la nouvelle de Damasio (et toujours chez Damasio :) ), ce qui devient usant à force.

Je suis donc content d’avoir lu ce recueil, parce que j’ai pu découvrir des auteurs qui me paraissent intéressants, mais je m’attendais à beaucoup mieux et j’ai été un peu déçu ! Tant pis !


Affiche des Utopiales 2010

Les Utopiales 2010

15/11/2010
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Cette année, j’ai testé les Utopiales, un des plus grands (le ?) festivals français de Science-fiction. Plutôt que de vous livrer mes impressions générales sur ce qui s’est passé durant cette journée, laissez-moi vous raconter par le menu ce que j’y ai fait.

Vendredi

9h30 : Départ du train en direction de Nantes, avec un arrêt à Bordeaux.

18h30 : Arrivée à Nantes, je n’avais pas prévu d’aller aux Utopiales ce jour-là, je me réserve pour le lendemain. De toute façon, c’est un peu tard pour y aller.

Samedi

8h : Réveil, on se prépare, j’ai pas pris de sac pour les livres à faire dédicacer, et je le regrette beaucoup maintenant !

Conseil n°1 : Toujours préparer un sac de livres à dédicacer en fonction des auteurs qui seront présents au salon où vous vous rendez.

9h30 : J’arrive pile à l’heure où les portes s’ouvrent. En attendant Ryuuchan, son amie et Margay, avec qui je devais passer la journée, je vais acheter l’affiche du festival, que je trouve trop belle !

Affiche des Utopiales 2010
Affiche des Utopiales 2010

Conseil n°2 : Prendre l’affiche à la fin de la journée. D’une part parce que vous n’avez pas à vous la trimballer toute la journée, d’autre part parce que vous ne l’abimerez pas.

10h : Aucune des filles n’étant encore là, je m’installe à la conférence en cours au bar de madame Spock, nommée « De Dr Jekyll à Mr Hyde », à laquelle devait participer China Miéville, mais qui finalement a fait faux bond. Je ne suis pas resté longtemps puisque Margay m’a rejoint une dizaine de minutes plus tard.

De Dr Jekyll à Mr Hyde

En attendant Ryuuchan et sa copine, nous faisons le tour des locaux pour repérer. Margay étant déjà venue le Jeudi, c’est vite fait. On retourne à l’accueil et on appelle une nouvelle fois Ryuuchan. En même temps, je regarde autour de moi et je vois une fille prendre son téléphone : Ryuuchan !
Après de rapides présentations, nous nous rendons ensemble à l’espace Shayol, où se déroulait une conférence qui nous faisait envie sur la cartographie de la Fantasy, avec Michel Robert, Brandon Sanderson, Jérôme Noirez, Justine Niogret, et, caché dans le public mais qui a participé plusieurs fois en fait, Lionel Davoust.
Brandon Sanderson nous a expliqué comment il fabriquait ses cartes : Il prend un fractal (un motif abstrait, comme formés avec des traits de peinture) qui deviendra un continent, et dessine ensuite les frontières entre les différents pays. C’était assez impressionnant, j’aurais jamais imaginé qu’on pouvait faire comme ça. C’était assez marrant parce que les auteurs présents n’avaient pas trop la même vision des cartes. Jérôme Noirez et Justine Niogret n’en font d’ailleurs pas du tout. Entre autres choses, il s’est dit que c’était parfois assez cocasse de voir des cartes d’un monde médiéval si précises, ce qui serait impossible à une époque comme celle là.

11h : On file aux dédicaces, pour Jérôme Noirez surtout. Je prends son Diapason des mots et des misères et Ryuuchan prend Leçons du monde fluctuant. J’adore la dédicace qu’elle a reçu d’ailleurs :D China Miéville était lui aussi présent en librairie.
N’ayant rien de prévu, on en profite pour flâner en librairie. Concours de celui qui a la plus grosse… PAL. Comme Ryuuchan gagne haut la main sur la table des poches (c’était plus qu’impressionnant, je vous jure), je les entraine vers la table de l’Atalante où je suis sûr de remonter… Basse machination.
Margay nous dit qu’elle a pris Jeudi « A comme Association » de L’homme et Bottero. Je commets une grosse gaffe en demandant si y’avait aussi Pierre Bottero.

12h : Conférence à ne pas manquer avec Christophe Lambert, Alain Damasio et Dmitry Glukhovski. Je cherchais le traducteur russe des yeux avant de m’apercevoir qu’il n’en avait pas besoin ! Glukhovsky parle français avec juste un petit accent ! Je crois qu’il a parlé autant voire plus que Damasio. On a presque pas entendu Christophe Lambert par contre. En tout cas, très bonne conférence, plutôt drôle, et qui a donné envie à Ryuuchan de prendre Metro 2033.

13h : Fin de la conférence, on se rue littéralement à la librairie pour avoir une dédicace de Damasio. Enfin, pas moi, vu que je n’avais pas pris de livres, mais ça ne m’a pas empêché d’y aller et de lui parler quelques minutes. Damasio est encore mieux en vrai, sympathique et bavard avec ses lecteurs. Je m’attendais à voir quelqu’un de blasé à force de recevoir des compliments, mais il rougirait presque. ^^
Ryuuchan fait dédicacer La Horde du Contrevent qu’elle sort de son sac, et la Zone du Dehors, qu’elle achète. Son amie achète les deux, on ne lui a pas du tout forcé la main.
On se dépêche de manger, parce qu’on avait prévue d’aller à 14h à une rencontre de blogueurs, finalement annulée.

14h : N’ayant rien vu de bien intéressant jusqu’à 17h, on en profite pour faire le tour des lieux et regarder les expositions. De magnifiques dessins, croquis et couvertures étaient exposés à l’étage, c’était vraiment beau, et ça donnait envie de lire la Compagnie noire, vu le nombre de dessins exposés  qui en étaient inspirés.
On passe rapidement aux salles de jeux de rôle et de jeux de sociétés, où il fait une chaleur étouffante, les salles sont vraiment bondées.
Retour à la librairie, again, pour Glukhovsky cette fois ! Ah, on est les premiers, il faut attendre qu’il arrive. Igor Bogdanoff ne devrait pas tard, puisque les bénévoles commencent à disposer ses livres sur la table de dédicaces. Glukhovsky arrive et Ryuuchan a le droit à une magnifique dédicace, que dis-je ! À deux magnifiques dédicaces, une en français et une en russe. Autant vous dire que la deuxième et stylée mais qu’il a bien pu écrire n’importe quoi ! J’en profite pour faire dédicacer le tome 2 de la Quête d’Espérance par Johan Héliot, qu’il me manquait.
On retrouve Tigger Lilly, qui voulait assister à une conférence qui ne nous intéressait pas vraiment. On se donne rendez-vous à 18h au bar de madame Spock pour les 10 ans du Diable Vauvert.
En attendant la conférence de 17h, on part s’assoir par terre reposer nos jambes hyper fatiguées, les tables du bar de madame Spock étant toutes prises.

Igor Bogdanoff

17h : On s’installe dans l’assistance pour la conférence sur la fin des records, avec Fabrice Colin, Jérôme Noirez, et une pédiatre du sport. Très mauvaise conférence, la pédiatre ayant monopolisé la parole pour dire des choses qui ne nous intéressaient pas du tout. Les auteurs avaient l’air de s’ennuyer autant que nous, et les seuls bons moments de la conférence furent ceux où les auteurs prirent la parole pour s’envoyer des vannes.

Performances physiques... La fin des records ?

18h : On dit au revoir à Margay qui doit partir. Les filles foncent aux dédicaces pour Fabrice Colin. Moi, je reste avec Lilly pour les dix ans de Au Diable Vauvert, avec China Miéville, Pierre Bordage, Lionel Davoust et Juan Miguel Aguilera. On écoutait surtout quand il se passait quelque chose qui nous attirait l’oreille, comme quand China Miéville a parlé. C’était plutôt sympa, d’autant que y’avait du Redbull gratuit ! ^^

Canette aux couleurs de la maison !

19h : Tout le monde s’en va, alors j’en fais de même !

Voilà, comme vous le voyez, je n’ai pas eu 5 minutes pendant lesquelles j’aurais pu m’ennuyer, une journée vraiment complète et riche en évènements, où on rencontre plein de personnes sympathiques ! C’était mon premier vrai salon, donc je n’ai pas encore les trucs et astuces qu’un expert a, mais c’était une très bonne expérience que je retenterais le plus souvent possible, et avec encore plus de monde !
Attendez vous à me voir débarquer l’année prochaine ! En attendant, je vais essayer de prendre en main ce blog, qui est un peu à l’abandon ! Ça va commencer par l’arrivée d’un thème personnalisé ;)

Voilà mes différents achats et mes dédicaces :


Ils y étaient et ils en parlent :