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Les portes de Doregon de Carina Rozenfeld

28/11/2010
Année :
Img 2010
Editeur :
Ils en parlent aussi :
Public :
Img Jeunesse
Série :
Titre :
Img Les portes de Doregon
Tome :
1
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On inaugure donc le nouveau thème du blog avec Les portes de Doregon, un roman jeunesse de Carina Rozenfeld publié aux éditions L’Atalante !

Ce livre est du jeunesse. On s’en aperçoit très tôt, pas seulement à cause d’un vocabulaire restreint, qui ne m’a d’ailleurs pas choqué par rapport à d’autres romans jeunesses où l’on croise bon nombre de répétitions, mais surtout par rapport aux personnages, à leurs actions, et surtout, aux non-dits, au caché.

L’histoire n’est jamais toute tracée. Le futur peut se modifier en fonction de nos décisions. Mais le passé est également malléable, si l’on sait retrouver l’embranchement qui précède le présent. Celui qui est a l’origine de la ligne d’événements qui mène jusqu’à aujourd’hui. Et je trouvai sans problème la voie qui m’avait menée à ce jour.

Qu’on se le dise, si vous avez l’habitude de la bonne franchise de l’adulte et que vous ne l’avez pas quitté depuis un moment comme moi, ça fait un choc ! Mais, ce n’est pas pour autant que je n’ai pas apprécié ce roman, que j’ai lu d’une traite dans le train en direction des Utopiales, où l’auteure était présente, mais que je n’ai pas croisée (je crois qu’elle n’y était pas le samedi…).

Couverture chez L'Atalante

L’idée de ce roman repose sur le Secret, un don qui permet de se rendre en Doregon, le monde qui donne accès sur tous les autres mondes (oui, ça a l’air compliqué, mais ne vous inquiétez pas, ça ne l’est pas). Ce que j’ai trouvé génial dans ce livre, c’est que l’auteur arrive à rendre original ce qui ne l’est plus. Ce que je veux dire, c’est que le livre repose sur un don et des mondes parallèles, rien de très nouveau en somme, mais il a ses petites particularités qui changent le reste du tout au tout.

Par exemple, on a souvent l’habitude, dans le jeunesse, de voir un univers manichéen, où les personnages sont soit mauvais, soit bons, et qui ne changent pas de camp. Dans Les portes de Doregon, les personnages ont des raisons d’agir comme ils le font, pas forcément évidentes pour nous, mais évidentes pour eux, dans leur folie, et on comprend le personnage, même si ce n’est qu’en partie.

Tous ces mondes… Ils sont tellement classiques. Tu vois, je pense à tous ces créateurs qui ont eu ce pouvoir incroyable de modeler des univers entiers à partir de rien ! Et ils de sont contentés de reproduire ce qu’ils connaissaient déjà. Rome, une plage, l’océan, une ville… Quoi de nouveau ? Ce ne sont que des déformations ou des projections de ce que l’on connait déjà…

Alors bien sûr, on retrouve après tous les éléments qui font un bon livre jeunesse, quelques passages qui nous feront rire, une histoire d’amour, le coup de foudre, qui plaira à bon nombre de jeunes filles, et le pouvoir magique que tout le monde veut, avec en plus, chose qui n’existe pas souvent dans les autres romans, la possibilité de partager ce don, ce que l’héroïne fait avec plaisir. L’amour, la gentillesse, la joie et le partage sont donc de mise.

Je goute ainsi, même si c’est indirectement, aux émotions de Mia. Et je la trouve très belle de l’intérieur.

Mais en même temps, on sent une volonté de creuser un peu plus profond, et on aperçoit quelques éléments plus adultes notamment par l’intermédiaire d’un personnage bouleversé et qui devient fou au fur et à mesure que l’on avance dans le roman. Le roman n’est pas tout rose, il l’est certes au début, mais au fur et à mesure que l’on avance et de façon exponentielle, l’ambiance s’assombrit et gagne en noirceur, et c’est ce que j’ai le plus aimé dans ce livre.

J’ai par contre eu beaucoup de mal avec les transitions de narration, on passe d’un coup d’un personnage à l’autre, de la première personne à la troisième… C’est assez étrange…

Bref, un bon roman jeunesse, qui a son lot de qualités et qui, j’en suis certain, saura convaincre les jeunes !


izain2[1]

Izaïn, né du désert de Johan Heliot

1/01/2010
Année :
Img 2009
Auteur :
Editeur :
Ils en parlent aussi :
Public :
Img Jeunesse
Titre :
Img Izaïn, né du désert
Tome :
1
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Izaïn, né du désert, est le premier tome de la trilogie nommée « La Quête d’Espérance » de Johan Heliot, un auteur Français, et est édité par les éditions L’Atalante, dans leur collection Jeunesse. J’ai reçu ce livre grâce aux critiques collectives que j’organise sur Livres Fantastiques, et c’est celui ci que j’ai choisi de lire, d’une part parce qu’il était le moins épais, d’autre part parce que je voulais quelque chose de simple et sympathique à lire.

Donc l’histoire est assez simple au départ, c’est l’histoire d’Espérance, un vaisseau vivant, un peu comme un ver avec une immense corne, qui parcourt le désert grâce au fluide qu’elle transporte et qui lui fournit l’énergie dont elle a besoin. Les terreux sont les membres de l’équipage. Les vaisseaux sont contrôlés par leur capitaine d’une façon mystérieuse, et le pouvoir de contrôle se transmet de père en fils/fille.

Orso est un terreux, un bosco (c’est un terme de marin qui signifie un maître de manoeuvre), sa tâche est d’assurer la cohésion entre les membres de l’équipage, et il n’hésite pas à employer la manière forte pour cela.
Depuis plusieurs jours il suit l’avancée d’un corriace garçon qui suit Espérance, à bout de forces. Après l’avoir sauvé des griffes des charognards, Orso découvre que le garçon, qu’il prénomme Izaïn, est un garçon très spécial… Ce garçon va donc être un mystère que tout le monde va chercher à percer.

Orso avec son arbalette et Espérance en arrière plan

L’immersion dans l’histoire se fait en douceur et facilement, sans incompréhension, c’est en même temps simple et efficace, car on entre vraiment dans l’histoire. Le seul reproche que j’aurais à faire à ce niveau là, c’est les zones d’ombre au niveau des personnages, on ne nous les décrit pas et ils ne sont généralement pas très complexes, des pans entiers de leur personnalité ne nous sont pas dévoilés, et c’est aussi le cas du vaisseau vivant, dont on se fait une image seulement par la couverture… Mais le vaisseau a-t-il des pattes ou rampe-t-il comme un serpent ? Mais c’est du jeunesse et c’est donc facilement excusable.

Le style en lui même est simple et bien étudié, à la troisième personne et au passé. Mais il suffit et c’est justement ce qui fait que le livre est si prenant. On passe d’un personnage à l’autre, à l’intérieur même de chaque chapitre, et souvent, on en veut presque à l’auteur car c’est au moment le plus crucial et l’on avale donc les parties suivantes, pour enfin retrouver la suite qui nous avait été enlevée.

L’intrigue quand à elle, évolue peu à peu, par intermittence. Là où l’on croit que le chemin principal a été fixé, le récit s’engage d’un coup dans un chemin intermédiaire qui devient le principal au bout d’un moment. L’histoire d’Izaïn passe donc au second temps pendant une très grande partie du récit. On n’est jamais largué dans le récit, tout est amené souplement et même si les rebondissements sont assez prévisibles, on ne peut pas s’en plaindre parce que l’auteur réussit à nous tenir en haleine jusqu’au moment où il faut tout dévoiler.