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Immortel de Traci L. Slatton

19/03/2010
Année :
Img 2009
Editeur :
Ils en parlent aussi :
Public :
Img Tous
Titre :
Img Immortel
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Immortel (ou Immortal en V.O.) est un livre sortit en 2008 aux Etats-Unis. En fin 2009, les éditions de l’Atalante ont eu l’intelligence de faire traduire ce roman et de le publier au grand bonheur des lecteurs qui malheureusement ne sont pas si nombreux que cela. Je m’étendrais donc sur le bouquin, que j’ai reçu grâce aux critiques collectives que mène Julien sur Livres Fantastiques, plus tard. Pour l’instant que diriez-vous d’un petit aperçu de l’histoire ?!

Ce livre est un roman historique et il faut vraiment le savoir avant de se lancer dans « l’aventure » car cela n’est pas vraiment explicite au regard des premières pages du livre. En effet Luca est immortel mais cela reste le seul élément « hors norme » de l’histoire, il est beau mais pas pour autant doué d’une intelligence hors du commun.

Parlons tout d’abord de l’histoire. Le récit est plutôt bien structuré, il oscille entre passages d’action, de dialogues, de descriptions, et de réflexions philosophiques, tout est donc bien proportionné. En soi l’histoire est assez banale mais c’est dans son cadre qu’elle se distingue, les paysages divers, allant des campagnes luxuriantes de la toscane aux bas fonds de Florence en passant par les palais Médicis pour finir sous le dôme de la cathédrale Santa Maria Del Fiore, sont à vous couper le souffle.

L’action reste haletante même si l’auteur marque des pauses et c’est pour cela que je pourrais critiquer ce livre. En effet l’action est quand même bien présente dans ce bouquin cependant les passages plus descriptifs ne vont pas capter l’attention je veux dire par là que quelqu’un qui ne s’intéresse pas forcement à l’histoire de cette époque et de Florence car c’est pratiquement le seul point abordé risque de s’embourber dans le bouquin et de ne pas avoir envie de continuer à lire le livre. De plus on peut reprocher à l’auteur d’attendre un peu trop dans le récit pour énoncer les sujets les plus importants de l’histoire.

Là où le lecteur trouve son compte c’est dans les personnages. Bien qu’ils soient pour la plupart de réelles personnalités, l’auteur est arrivé à diversifier le type des personnages certains nous apparaitront mystérieux, drôles, macabres, touchants, sévères, impitoyables, lamentables, haineux, bref vous ressentirez tout un tas de sensations que vous ne retrouverez pas dans un Brisingr ou dans l’Epée de Vérité.

Je parlais tout à l’heure de débats philosophiques ! Et bien oui vous aviez bien lu ! Il s’agit de l’un des gros avantages de ce livre ; d’une part parce qu’ils restent compréhensibles par le commun des mortels comme moi et d’autres part parce qu’ils touchent beaucoup de sujets encore d’actualité comme l’éducation l’art la mortalité et donc bien évidemment la religion et d’autre qui ne le sont plus du tout mais qui font tout de même réfléchir avec la question de l’essence de Dieu et de l’existence d’un « dieu rieur ».

Au niveau de l’histoire ce livre porte donc au final beaucoup d’intérêt avec tout de même ce petit bémol concernant l’attention du lecteur au début du livre et à certains autres endroits.

Quant à la forme je n’ai pas grand chose à dire à part que c’est vraiment impressionnant. Le style est parfait, le vocabulaire très varié. Peu être que l’on peu avoir un peu de mal avec la multitude de mot en italiens mais c’est vraiment mineur.

J’ai donc vraiment apprécié ce livre et j’ai bien pris mon temps d’ailleurs c’est pourquoi je m’en excuse auprès de Julien. Il se lit vraiment aisément et cela fait vraiment du bien de retourner un peu de temps en temps à du « one-shot ».


9782841724765[1]

Soeur des cygnes de Juliet Marillier

4/01/2010
Année :
Img 2009
Editeur :
Public :
Img Adulte
Titre :
Img Soeur des cygnes
Tome :
1
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Cette critique est, encore une fois, écrite dans le cadre des critiques collectives que j’organise sur Livres Fantastiques.

Je dois d’abord signaler que n’ayant pas lu le conte de Grimm dont ce livre est inspiré, je ne peux donc pas faire de comparaison.
J’ai bien aimé ce bouquin, au début, le rythme est plutôt lent et l’auteur décrit les personnages principaux, qui sont donc frères et soeurs, chacun étant très différent et très intéressant. Le plus étonnant, c’est que ceux qui paraissent le moins intéressants dans cette partie du livre deviennent en réalité ceux qui le sont le plus dans la deuxième partie, tandis que d’autres ne sont là que pour pouvoir poursuivre le récit.
En effet, parmi les six frères de Sorcha, seulement 2, voire 3 à la limite, sont réellement développés et fouillés, on oublie facilement les autres car ils ne parlent quasiment pas et ne font même pas avancer le récit.

Image sur la couverture des Editions L'Atalante

J’ai hésité sur le public ciblé par ce roman. La narration est simple et le fait que Sorcha soit une experte en plantes seulement à l’âge de 12 ans m’a paru bizarre, et même un petit peu incroyable, mais un certain passage trop détaillé pour du jeunesse m’a finalement bien décidé à classer ce livre dans l’adulte.

Le style utilisé est simple et clair, et permet une lecture rapide et agréable. L’histoire quand à elle est très originale bien qu’elle soit extraite d’un conte, j’imagine que si je l’avais lu avant je ne dirais peut-être pas pareil. En fait, c’est justement cet aspect un peu conte et le fait que l’auteur n’hésite pas à nous le montrer qui fait que c’est original.
Après la disparition des frères, le récit avance très vite, et je me suis longtemps demandé si l’épisode « Simon » était vraiment nécessaire, mais la fin nous donne très envie de connaître la suite et le fin mot de l’histoire, et ne nous déçoit pas.

C’est donc un livre avec une très belle couverture et un très joli contenu qui m’a été gentiment fourni par L’Atalante.
J’attends la suite donc avec impatience !


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Le sang du Dragon de Patricia Briggs

3/01/2010
Année :
Img 2009
Editeur :
Ils en parlent aussi :
Public :
Img Tous
Série :
Titre :
Img Le sang du Dragon
Tome :
2
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Une semaine seulement après avoir terminé Les chaînes du Dragon, je reçois Le sang du Dragon, le deuxième tome terminant ce petit diptyque, toujours envoyé par les éditions L’Atalante dans le cadre des critiques collectives de Livres Fantastiques.

C’est donc avec le premier tome en tête que je commençais ce second tome.
J’ai essayé de laisser de côté ce qui m’avait chamboulé lors de ma lecture du premier tome maintenant que je m’y étais plus ou moins habitué, afin de pouvoir découvrir la suite de l’histoire tranquillement.
L’intrigue en elle-même est complètement chamboulée, Stolon, un jeune homme plutôt guerrier, devient un politicien avisé et un homme sage. On retrouve bien tous les personnages d’avant mais je les ai trouvés… différents. La soeur muette qui ne l’est plus devient une mère responsable qui n’arrête pas de parler, le jeune Tosten, qui était tout le temps déprimé, devient quelqu’un d’enjoué.
J’ai trouvé que ça reflétait bien les 4 années qui venaient de passer, 4 années sans grand incident où tous ces personnages ont pu s’épanouir dans les nouveaux rôles qu’ils durent endosser.

Image de la couverture aux éditions L'Atalante

Mais bon voilà, après 4 années de calme absolu, les problèmes surgissent d’un coup ! Une connaissance de Stolon échappe à ses tortionnaires et se réfugie à Hurog, et une semaine ou deux après, l’armée du roi arrive pour faire enfermer Stolon dans l’asile Royal.
Dis comme ça, ça parait un peu gros en effet, mais pendant la lecture, ça passe pas trop mal finalement, il y avait pire dans le premier tome.
Je ne vais pas m’étaler sur l’intrigue, mais je voulais quand même signaler que quelques « clichés » de la fantasy sont présents. D’accord, ce livre est un bouquin de High Fantasy mais il n’empêche que ces clichés sont bien présents.
D’abord, les nains. On en entend parler à la fin du premier tome c’est vrai mais ils sont plus présents dans le second. Et encore, quand je dis plus présent, c’est qu’ils y jouent un rôle à peine plus important.
Ensuite, la pierre de Farsan, un artefact redoutable qui pourrait détruire le monde. D’accord, quelques originalités sont mises en place par l’auteur mais il n’empêche qu’on n’échappe pas au cliché de la méchante pierre diabolique qui détruit le monde si elle tombe entre de mauvaises mains.
En parlant de mauvaises mains, il se trouve qu’elle est entre celles du roi félon, et c’est là notre troisième et dernier cliché.
Donc d’accord, on a ici les plus gros clichés de la Fantasy mais ces clichés n’en seraient pas s’ils n’étaient pas présents un peu partout, et un roman est-il classé dans la High Fantasy si une telle menace ne pèse pas sur le monde ?

En tout cas, je peux dire que j’ai beaucoup plus apprécié que le premier tome. C’est peut-être dû au fait que je me sois habitué au style, mais j’ai lu ce second tome très rapidement.
Ce qui est dommage dans cette série, ce n’est pas le style employé, c’est seulement le manque d’originalité de l’histoire. Ce livre plaira très certainement à de nombreux débutants dans le genre mais j’ai personnellement eu ma dose et je suis dans une période où je recherche de l’originalité, pas un livre jeunesse repris et transformé en livre adulte…


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Les chaînes du Dragon de Patricia Briggs

3/01/2010
Année :
Img 2009
Editeur :
Public :
Img Tous
Série :
Titre :
Img Les chaînes du Dragon
Tome :
1
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Ce livre m’a été envoyé par L’Atalante pour les critiques collectives que j’organise sur Livres Fantastiques.

Je vais commencer par le style de l’auteur. Déjà, j’ai été choqué par le temps employé, car oui, les Chaines du Dragon est écrit au présent. J’avouerais que je ne m’attendais pas à ceci dans un livre destiné aux adolescents, et ca m’a beaucoup surpris. J’ai cru que je ne m’y ferais pas, que le présent décidément, ce n’était pas pour moi, mais au bout d’un moment, on s’y fait et ça devient agréable. Mais je n’avais pas compris une chose : le livre est écrit au présent seulement quand le narrateur est le personnage principal, soit les 3/4 du roman. Le reste est écrit au passé, et on est surpris quand on tombe dans ces passages, qui est un changement de style brutal. Sinon, je n’ai rien à redire d’autre, Patricia Briggs utilise un vocabulaire simple et très agréable, ce qui fait que ce livre se lit très vite et très facilement. Je n’ai pas trouvé l’histoire très originale, mais c’est un peu parce que c’est l’impression que m’a donné le premier chapitre, impression dont j’ai mis du temps à me détacher.
En effet, dans le premier chapitre, dès la première ligne, Stolon, le personnage principal, fonce dans les bois, et repère les autres personnages grâce à un étrange pouvoir qu’il est le seul à avoir. Il a deux têtes de plus que tout le monde, il est deux fois plus fort etc. Bref, j’ai vu en lui un personnage hyper-stéréotypé, quasiment un super-héros et cela m’a dêçu.
Je m’attendais donc à quelqu’un de respecté, autoritaire, juste, bon, intelligent, etc, et je m’apprêtais à m’ennuyer comme un rat mort après la lecture.
Heureusement pour elle, Patricia Briggs a une bonne plume et je n’ai pas pu lâcher le bouquin.

Image de la Couverture de L'Atalante

Au fur et à mesure de la lecture, on en apprend un peu plus sur lui, et un peu d’originalité vient se mêler au récit, en effet, on apprend que le père de Stolon est une brute et que Stolon est obligé de jouer l’idiot s’il ne veut pas mourir. Le problème est que tout le monde se prend au jeu et que dès que son père décède, il a du mal à se détacher de cette réputation. C’est le point qui m’a le plus surpris, agréablement bien sûr !
Stolon doit partir, une histoire entière n’aurait pas pu être écrite si il ne devait pas le faire, et c’est la scène la plus décevante du roman. En effet, j’ai trouvé la raison pour laquelle il fuit complètement illogique, il y avait des dizaines d’autres solutions pour quelqu’un comme lui, des solutions beaucoup plus logiques…
Bref, je ne vais pas m’attarder sur ce qu’il se passe dans ce bouquin, mais comme on peut s’y attendre, le héros avait perdu sa magie, qu’il retrouve bien sûr vers le milieu du roman (quoi qu’il n’en fait pas usage), il part en quête de gloire à la guerre, se frotte contre des bandits pendant le trajet, est trahi par un de ses compagnons (trahison que je n’ai pas vue venir) et sauve par la ruse son fief, menacé par l’ennemi.
Dès qu’il l’a sauvé, une certaine malédiction est rompue et sa soeur muette peut parler, les terres sont de nouveau fertiles etc.

Comme vous le voyez, c’est la caricature même de ce que l’on voit tout le temps en librairie, mais il ne faut pas oublier que ce livre a été écrit en 2002, et que la High/Heroïc Fantasy était peut-être moins populaire, et je ne vous ai cité que les points négatifs.
Il y a également des points positifs, ne vous inquiétez pas ! Malgré tout cela, qui peut être agaçant pour qui n’a pas arrêté d’en lire, l’histoire reste captivante et j’ai quand même beaucoup apprécié la lecture de ce livre. Un peu de suspens, des morts (oui, c’est un point positif dans un livre comme celui là, où il n’y a d’habitude pas beaucoup de morts), des trahisons auxquelles je ne m’attendais pas, des personnages auxquels on s’attache, d’autres que l’on hait.

Si vous lisez ce livre, ne partez pas sur ce que j’ai dit plus haut, parce que vous n’apprécieriez pas votre lecture, laissez l’auteur vous emporter et vous passerez un très bon moment, mais ne le lisez pas si c’est pour lire LE livre de l’année, car vous seriez déçus.
J’attends le second tome, que je lirais quand même avec plaisir, parce que je me suis quand même régalé à lire ce livre, et qui me servira à me concocter un avis global.


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Izaïn, né du désert de Johan Heliot

1/01/2010
Année :
Img 2009
Auteur :
Editeur :
Ils en parlent aussi :
Public :
Img Jeunesse
Titre :
Img Izaïn, né du désert
Tome :
1
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Izaïn, né du désert, est le premier tome de la trilogie nommée « La Quête d’Espérance » de Johan Heliot, un auteur Français, et est édité par les éditions L’Atalante, dans leur collection Jeunesse. J’ai reçu ce livre grâce aux critiques collectives que j’organise sur Livres Fantastiques, et c’est celui ci que j’ai choisi de lire, d’une part parce qu’il était le moins épais, d’autre part parce que je voulais quelque chose de simple et sympathique à lire.

Donc l’histoire est assez simple au départ, c’est l’histoire d’Espérance, un vaisseau vivant, un peu comme un ver avec une immense corne, qui parcourt le désert grâce au fluide qu’elle transporte et qui lui fournit l’énergie dont elle a besoin. Les terreux sont les membres de l’équipage. Les vaisseaux sont contrôlés par leur capitaine d’une façon mystérieuse, et le pouvoir de contrôle se transmet de père en fils/fille.

Orso est un terreux, un bosco (c’est un terme de marin qui signifie un maître de manoeuvre), sa tâche est d’assurer la cohésion entre les membres de l’équipage, et il n’hésite pas à employer la manière forte pour cela.
Depuis plusieurs jours il suit l’avancée d’un corriace garçon qui suit Espérance, à bout de forces. Après l’avoir sauvé des griffes des charognards, Orso découvre que le garçon, qu’il prénomme Izaïn, est un garçon très spécial… Ce garçon va donc être un mystère que tout le monde va chercher à percer.

Orso avec son arbalette et Espérance en arrière plan

L’immersion dans l’histoire se fait en douceur et facilement, sans incompréhension, c’est en même temps simple et efficace, car on entre vraiment dans l’histoire. Le seul reproche que j’aurais à faire à ce niveau là, c’est les zones d’ombre au niveau des personnages, on ne nous les décrit pas et ils ne sont généralement pas très complexes, des pans entiers de leur personnalité ne nous sont pas dévoilés, et c’est aussi le cas du vaisseau vivant, dont on se fait une image seulement par la couverture… Mais le vaisseau a-t-il des pattes ou rampe-t-il comme un serpent ? Mais c’est du jeunesse et c’est donc facilement excusable.

Le style en lui même est simple et bien étudié, à la troisième personne et au passé. Mais il suffit et c’est justement ce qui fait que le livre est si prenant. On passe d’un personnage à l’autre, à l’intérieur même de chaque chapitre, et souvent, on en veut presque à l’auteur car c’est au moment le plus crucial et l’on avale donc les parties suivantes, pour enfin retrouver la suite qui nous avait été enlevée.

L’intrigue quand à elle, évolue peu à peu, par intermittence. Là où l’on croit que le chemin principal a été fixé, le récit s’engage d’un coup dans un chemin intermédiaire qui devient le principal au bout d’un moment. L’histoire d’Izaïn passe donc au second temps pendant une très grande partie du récit. On n’est jamais largué dans le récit, tout est amené souplement et même si les rebondissements sont assez prévisibles, on ne peut pas s’en plaindre parce que l’auteur réussit à nous tenir en haleine jusqu’au moment où il faut tout dévoiler.