Ben
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Article par Ben
Des fleurs pour Algernon de Daniel Keyes
24/08/10
Un petit résumé pour commencer ?! …
Charlie Gordon est un jeune homme attardé qui montre un enthousiasme étonnant à l’apprentissage de la lecture lors des cours de Miss Kinnian. Celle-ci lui propose donc de suivre le traitement expérimental sensé décupler les capacités intellectuelles du patient. Charlie accepte et suit le programme en même temps qu’une petite souris, Algernon. Dans un premier temps l’opération marche et Charlie comme Algernon développent des capacités en un temps record. Cependant, c’est alors qu’Algernon se conduit étrangement et paraît régresser… Commence alors le calvaire de Charlie…
Que dire à part que ce livre m’a passionné. Mais dans un sens différent. En effet ce livre n’est transcendant ni par son style ni par l’histoire, ce sont les idées transmises qui sont passionnantes. Essayons tout de même de rester dans le plan établi:
L’histoire en elle-même n’a rien d’extraordinaire sauf qu’elle sert parfaitement la volonté de donner une morale à ce bouquin et qu’elle est très émouvante. En effet l’histoire de Charlie nous prend au tripe car après l’attendrissement que l’on a envers ce jeune déficient mental on éprouve ensuite de la fierté de le voir évoluer de cette manière puis on commence à la haïr parce que l’on pense qu’il n’a rien compris alors qu’il devrait être le seul à pouvoir le comprendre et enfin il revient à lui même et l’on se sent triste… Autrement dit ce bouquin chamboule et vous en avez les nerfs à vif vous commencez à voir les choses autrement, on se pose des questions.
Le style quand à lui n’a rien lui aussi de fabuleux à part qu’il sert excellemment l’histoire et qu’il est assez amusant de voir que l’écriture suit l’évolution de Charlie que ce soit en bien ou en pire et que certains écarts ou améliorations de l’orthographe nous permettent de deviner la suite de l’histoire.
Mais ce qui est le plus important c’est le fond idéologique qui imprègne le livre dans son entier. L’auteur a pris le temps d’aborder des phénomènes de société qui nous font réfléchir, tout en étant moralisateur l’auteur ne « rentre pas dans le lard » du lecteur; il le persuade.
En fait ce livre nous permet de nous rendre compte et de devenir d’une part plus ouvert envers tout le monde et d’autre part plus conscient de choses qui logiquement nous dépassent. Ce livre n’est pas un chef d’oeuvre littéraire mais son intérêt est placé dans l’engagement que l’auteur retransmet surtout que l’on ne trouve guère de livre de ce genre en science fiction. Je le conseille donc vivement mais il ne faut pas s’attendre à de la SF habituelle.
Immortel de Traci L. Slatton
19/03/10
Immortel (ou Immortal en V.O.) est un livre sortit en 2008 aux Etats-Unis. En fin 2009, les éditions de l’Atalante ont eu l’intelligence de faire traduire ce roman et de le publier au grand bonheur des lecteurs qui malheureusement ne sont pas si nombreux que cela. Je m’étendrais donc sur le bouquin, que j’ai reçu grâce aux critiques collectives que mène Julien sur Livres Fantastiques, plus tard. Pour l’instant que diriez-vous d’un petit aperçu de l’histoire ?!
C’est dans un cahier, offert par l’illustre Dante, que Luca Bastardo, notre héros, nous conte son existence à l’heure fatidique de sa mort.
Luca n’a néanmoins pas eu une vie des plus banales. Enfant des rues et orphelin, Luca essaie de vivre du mieux possible dans cette ville plutôt dangereuse qu’est la Florence du XVième siècle. Ce jeune garçon, au physique des plus majestueux, se débrouille bien comme il peut pour survivre que ce soit par la mendicité, le vol ou bien en profitant de la bonté de certains riches dignitaires florentins.
Un jour, alors qu’il vaque à ses occupations avec ses amis Paolo et Massimo, il est repéré par un grand peintre florentin de cette époque qui n’est autre que Giotto ; une admiration partagée nait entre ces deux personnages, Giotto allant jusqu’à représenter Luca sur une de ses fresques de l’église Santa-Cruze. Quelques temps plus tard il est également repéré par Bernardo Silvano pour sa beauté. Celui-ci est le propriétaire d’un lupanar (bordel), et manigance un stratagème pour le faire rentrer comme une sorte de prostituée pour les hauts dignitaires florentins qu’ils soient laïques ou religieux. Luca se fait prendre au piège, il est donc obligé de se prostituer sous peine d’être battu presque à mort. Sa beauté fait alors de lui un des gigolos les plus réputé de la ville et son éternelle jeunesse ne fait que d’attiser haines et questionnements, notamment le sien.
C’est à partir de cela que toute la vie de Luca Bastardo est basée. Il deviendra mercenaire, marin, physico (médecin), alchimiste. Il rencontrera des personnages comme Botticceli, Léonard de Vinci, Laurent le Magnifique et bien d’autres. Il restera jusqu’au jour où la vie n’aura plus eu de sens pour lui.
Ce livre est un roman historique et il faut vraiment le savoir avant de se lancer dans « l’aventure » car cela n’est pas vraiment explicite au regard des premières pages du livre. En effet Luca est immortel mais cela reste le seul élément « hors norme » de l’histoire, il est beau mais pas pour autant doué d’une intelligence hors du commun.
Parlons tout d’abord de l’histoire. Le récit est plutôt bien structuré, il oscille entre passages d’action, de dialogues, de descriptions, et de réflexions philosophiques, tout est donc bien proportionné. En soi l’histoire est assez banale mais c’est dans son cadre qu’elle se distingue, les paysages divers, allant des campagnes luxuriantes de la toscane aux bas fonds de Florence en passant par les palais Médicis pour finir sous le dôme de la cathédrale Santa Maria Del Fiore, sont à vous couper le souffle.
L’action reste haletante même si l’auteur marque des pauses et c’est pour cela que je pourrais critiquer ce livre. En effet l’action est quand même bien présente dans ce bouquin cependant les passages plus descriptifs ne vont pas capter l’attention je veux dire par là que quelqu’un qui ne s’intéresse pas forcement à l’histoire de cette époque et de Florence car c’est pratiquement le seul point abordé risque de s’embourber dans le bouquin et de ne pas avoir envie de continuer à lire le livre. De plus on peut reprocher à l’auteur d’attendre un peu trop dans le récit pour énoncer les sujets les plus importants de l’histoire.
Là où le lecteur trouve son compte c’est dans les personnages. Bien qu’ils soient pour la plupart de réelles personnalités, l’auteur est arrivé à diversifier le type des personnages certains nous apparaitront mystérieux, drôles, macabres, touchants, sévères, impitoyables, lamentables, haineux, bref vous ressentirez tout un tas de sensations que vous ne retrouverez pas dans un Brisingr ou dans l’Epée de Vérité.
Je parlais tout à l’heure de débats philosophiques ! Et bien oui vous aviez bien lu ! Il s’agit de l’un des gros avantages de ce livre ; d’une part parce qu’ils restent compréhensibles par le commun des mortels comme moi et d’autres part parce qu’ils touchent beaucoup de sujets encore d’actualité comme l’éducation l’art la mortalité et donc bien évidemment la religion et d’autre qui ne le sont plus du tout mais qui font tout de même réfléchir avec la question de l’essence de Dieu et de l’existence d’un « dieu rieur ».
Au niveau de l’histoire ce livre porte donc au final beaucoup d’intérêt avec tout de même ce petit bémol concernant l’attention du lecteur au début du livre et à certains autres endroits.
Quant à la forme je n’ai pas grand chose à dire à part que c’est vraiment impressionnant. Le style est parfait, le vocabulaire très varié. Peu être que l’on peu avoir un peu de mal avec la multitude de mot en italiens mais c’est vraiment mineur.
J’ai donc vraiment apprécié ce livre et j’ai bien pris mon temps d’ailleurs c’est pourquoi je m’en excuse auprès de Julien. Il se lit vraiment aisément et cela fait vraiment du bien de retourner un peu de temps en temps à du « one-shot ».
Le Nom du Vent de Patrick Rothfuss
30/01/10
Qu’y a-t-il de plus banal et tranquille qu’une auberge et son aubergiste pour démarrer une histoire?
Pourtant, d’étranges événements se produisent; un des rares clients, mais néanmoins fidèle de La Pierre Levée, se fait attaquer par un fraël, une espèce d’araignée démoniaque qui normalement se déplace en compagnie de toute sa colonie… C’est ainsi que suivent d’autres événements pour le moins inédits dans ce coin reculé du royaume qui chamboulent la tranquillité de l’aubergiste et de son apprenti Bast.
A maintes et maintes reprises, l’aubergiste, qui pourtant ne s’est installé ici seulement qu’un an plus tôt, semble se mêler de tout ; et résoudre ces problèmes avec une sagesse et un calme incroyable pour un habitant des ces landes dévorées par la superstition. Mais qui est donc ce personnage pour le moins atypique qui sait ce qu’il faut faire avec des démons immortels…?
Arrive alors un personnage qui reconnait Kote, mais sous un autre nom, celui de Kvothe, (à prononcer quoth) le légendaire magicien, musicien, voleur, assassin et bien plus encore, l’homme le plus connu et le plus détesté du monde…
Cela fait plus d’un an que Kvothe a disparu et les rumeurs fusent à son sujet, et Devan, plus connu sous le nom de Chroniqueur, veut restituer l’histoire du plus grand magicien qui n’utilise bizarrement plus la magie. Appâté par cette idée Kvothe décide de se livrer au scribe et de raconter son histoire en essayant de respecter autant que cela lui est possible la vérité…
Cette « interview » affirme-t-il durera trois jours… Il se met donc à déballer toute son enfance ; lorsqu’il vivait auprès de ses parents dans la très respectée troupe des Edema Ruh ; où il a appris, avec une aisance étonnante, à chanter et à jouer aussi bien la comédie que le drame et à posséder tout ce qu’il peut y avoir à connaitre sur le théâtre ou sur la scène. Il raconte aussi comment il est devenu ce luthiste d’exception. Puis il aborde son apprentissage de l’arcanisme avec son maître Abenthy, le drame de sa vie, la désolation, la pauvreté, la douleur, l’amour…
Et surtout comment le Nom du vent est venu à lui.
C’est l’histoire d’un sage, mais c’est surtout l’histoire de la construction de cette sagesse…
Après ce petit résumé du Nom du Vent qui est pour moi la révélation de l’année précédente, je vous propose ce que j’avais écrit à son sujet lors de sa sortie:

« Original, magnifique, audacieux, réussi, bouleversant, humain, édifiant ; autant de mots pour décrire ce livre mais pour généraliser je dirais que ce livre est Fantastique !
Patrick Rothfuss, l’auteur, a dit qu’il en avait assez de lire tout le temps le même genre de fantasy, il a donc crée un nouvel univers et une nouvelle façon de raconter l’histoire de son héros pour le moins original et attachant… Au fur et à mesure de la lecture on se dit que l’on n’est pas en train de lire le livre, on est dedans ! C’est comme si l’on entrait pour regarder une pièce de théâtre racontée à la première personne… Cette façon d’exposer l’histoire est d’ailleurs inédite pour moi ; je n’avais jamais lu de Fantasy au style autobiographique. On peut aisément dire que Monsieur Rothfuss a bien relevé le défi. C’est là toute l’originalité de ce bouquin qui je pense va avoir un franc succès en France !
Magnifique ! Quelle écriture ! Quel vocabulaire ! On ressent bien toute la sueur que l’auteur a mis pour achever ce chef d’œuvre ! Bien qu’il y ait des sujets bien définis ; la chimie, a musique, les femmes, la pauvreté, on découvre une certaine expérience de l’auteur que l’on ne ressent rarement dans le domaine fantastique.
On peut aussi dire que Rothfuss a fait preuve d’une sacrée dose d’audace, qui au final paye !
Un élément principal de ce livre c’est le temps, lorsque Kvothe nous raconte son histoire il nous envoute et nous n’avons plus de repère … doit-on se placer dans le temps de l’histoire qu’il nous raconte ? Ou bien devons nous nous placer dans le moment présent ? A l’instant où il nous donne son récit. Nous somme perdu et cet effet nous fait perdre aussi tout repère avec l’extérieur, si bien qui l’on ne voit pas le temps réel passer. Pour quand même garder une structure (qui est astucieusement travaillée) ; au fil du texte l’auteur place des interludes qu’il nomme tout simplement « interlude ». Cette audace m’a fait sourire et je me suis dit enfin quelqu’un qui appelle les choses par leurs noms c’est d’ailleurs tout le sujet du livre … Les noms !
Réussi ! Tout simplement parce que l’on ne sort pas de ce livre indifférent, (on se dit bien sur je veux la suite), mais par delà l’aspect simplement historique l’auteur nous donne avec certaines références un bon aperçu de son travail ! De plus ce livre, tout en restant de la fantasy, est différent et je veux dire par là que ce qu’il nous transmet n’est pas uniquement destiné aux lecteurs de fantasy… C’est un livre étudié. On reconnait les mythes qui ont influencé tout les grands (l’odyssée, la bible…). Mais il y a aussi quelque chose qui frappe ; il met en œuvre une métaphore de notre société et n’hésite pas à la critiquer pertinemment.
De plus les personnages sont touchants ; ils sont si humains que l’on éprouve aucune difficulté à se comparer à eux ni à s’y identifier. Dans chacun des personnages se mêlent humour, amour, cruauté, traitrise…
Je vous le dit clairement ce livre m’a fait pleurer… Bien que l’histoire soit plutôt inhabituelle, l’auteur donne au récit de Kvothe une émotion toute particulière qui prend le lecteur au corps du début à la fin ! Tout simplement bouleversant …
Voila j’espère vous avoir incité à lire ce livre, en tout cas à mon avis ; c’est un très bon investissement ! Et comme l’a dit Stéphane Marsan … « Ce livre c’est toute la fantasy que l’on aime mais bien plus encore c’est l’histoire d’un homme ! »
Ps : Pour l’édition, en reliée elle est magnifique ; une vrai œuvre d’art. Seulement on déplore trois ou quatre coquilles assez importantes pour la compréhension … »
Voilà il s’agit donc pour du livre à avoir dans sa bibliothèque (même si il coûte un peu cher) !
Salut ! Moi c’est Ben :)
1/01/10
Comme le titre l’indique je suis Ben (‘fin Benoît) et l’on me connait aussi sur internet (et surtout sur LF), comme l’a dit Julien, sous le pseudonyme de Zedd. Je pense qu’il faut donc que je me présente et décrive ce que ce blog représente pour moi.
Tout d’abord je suis un jeune garçon de 18 ans, habitant à Tours et étudiant en histoire à la faculté. Cependant j’ai pour ambition à la fin d’année scolaire de rentrer à l’IUT des métiers du livre de … euh n’importe où ! Pourquoi ça ? Parce que je suis passionné de littérature et plus particulièrement de SFFF (Science-fiction/fantasy/fantastique) et j’ai envie de partager cela en devenant libraire pour conseiller ou éditeur pour permettre le développement de ce genre qui me plait particulièrement. Sans ça je suis un étudiant comme tout le monde j’aime sortir en ville, aller au ciné, travailler (oui je ne suis pas contre un peu de travail personnel tant qu’il n’est pas contraint), ou bien dormir.
Bon assez parlé de ma petite personne ! J’avais depuis quelques mois l’envie de créer mon propre blog et comme vous l’a dit Julien (mince va falloir que je m’y habitue ^^) j’avais même trouvé un nom mais comme je suis une bille en informatique j’étais freiné dans mon élan. C’est alors que j’en ai parlé à Julien que je connais via le forum Livres Fantastiques et qu’il m’a dit que lui même était en train de créer son propre blog. On a donc décider de la faire ensemble et me voilà ! Sans ça sur ce forum je ne vous parlerais pas d’informatique comme Julien mais de ce que je lis sur internet (car je fais très souvent le tour de ce qui se dit sur le monde de la SFFF), ou bien de ce que je trouve intéressant mais surtout je vous présenterais et donnerais mon avis sur mes lectures. Mince j’ai encore parlé de moi …
Voilà c’est tout pour moi ! Je vous souhaite de vous éclater en lisant ce que nous écrivons !
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